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La présentation d'une peinture

  • galerie-sylma
  • 24 avr.
  • 2 min de lecture

Le cadre


Les tableaux sont souvent présentés avec un cadre pour les périodes anciennes. Dès la Préhistoire nous voyons des dessins muraux avec des traits qui les cernent. Le Moyen-Age a produit des cadres tridimensionnels avec les retables. Dans les périodes postérieures le cadre s'est fait plus discret mais est toujours présent. Il faut attendre le XXe siècle pour que sa présence soit remise en question.


Le cadre joue bien sûr un rôle dans une peinture car s'est un élément visuel qui par sa proximité influe la perception que nous pouvons avoir d'un tableau. Son rôle était déjà pratique en protégeant l'oeuvre des chocs. C'était un rempart du monde matériel qui lui était extérieur. C'était aussi un moyen de délimiter ses contours et de mettre en valeur le travail de l'artiste. Il pouvait même parfois créer une unité visuelle surtout quand le reste de la pièce où la peinture était exposée, était très chargé en décoration, venant ainsi parasiter le regard.


Le cadre pouvait être compris comme un élément essentiel de la peinture, mais qui aujourd'hui ne correspond plus vraiment à une conception artistique contemporaine. La protection de l'art si c'est toujours une préoccupation n'a plus vraiment le même sens. L'art ne se veut pas être un objet immortel, il a une vie mais qui n'a pas vocation à durer toujours. L'art n'est pas le produit des dieux. Le cadre qui met en valeur son contenu est souvent contestable. Il est rarement en relation avec le sens de l'oeuvre, parfois même le contrarie. Les cadres sont souvent les mêmes d'une oeuvre à l'autre leur imposant de porter un uniforme. La délimitation entre l'art et la vie n'est plus un souhait mais bien au contraire l'art doit faire partie de la vie, être un acteur qui agit pour embellir la vie dans notre quotidien.

Détail, bord haut droit, de la peinture Certa
Détail, bord haut droit, de la peinture Certa

L'oeuvre doit se poursuivre au-delà de ses limites pour en prolonger ses effets et nous interpeller au-delà de sa surface peinte.


C'est pourquoi je n'encadre pas mes peintures, le prolongement de ses éléments se fait par l'imagination du regardeur, qui va au-delà de la surface peinte, le cadre ne bloquant pas la vision à un espace restreint.

 
 
 

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